Une maison ancienne à la consommation moderne

Hier à Schiltigheim était inaugurée la première maison de la CUS à avoir bénéficié d'un programme de rénovation de pointe. Elle entre ainsi dans le club fermé des habitations basse consommation.

 D'ordinaire, l'objectif « basse consommation » qui vise à réduire de façon drastique les émissions de CO2 et la consommation énergétique n'est atteint que par les constructions neuves. Et encore, pas si souvent... S'attaquer à une maison datant des années 1930 n'est pas une mince affaire. Et pourtant, ils l'ont fait. C'est pourquoi hier il y avait foule chez Thaïs Marfaing et Arnaud Crevisy, un jeune couple installé depuis peu avec ses deux enfants, rue du Noyer à Schiltigheim.
Chauffage : une facture divisée par quatre : Monique Jung, vice-présidente du conseil régional, le maire Raphaël Nisand, Claude Livernaux, directeur régional de l'ADEME Alsace, Pierre-Yves Lochet, directeur programme énergie Alsace EDF, et Bernard Gsell, directeur général d'ES Energies Strasbourg, ont salué la démarche du couple. Ils ont de plus rappelé qu'elle s'inscrivait dans le programme « 50 projets pionniers » initié par la Région, le groupe EDF et les organisations professionnelles du bâtiment. La famille Marfaing-Crevisy qui rêvait d'une maison à son image a pu ainsi mettre en œuvre ses principes écologiques en bénéficiant d'un encadrement de premier ordre avec le soutien, pour la maîtrise d'œuvre, d'un architecte pointu dans ce domaine, Jérôme Vetter. Finis les convecteurs électriques et les murs en briques diffusant la chaleur... vers l'extérieur. Place au triple vitrage, à la ventilation chassant l'humidité, à la chaudière à gaz à condensation, au poêle à bois, à l'isolation des murs, du plancher et de la toiture. Le tout pour un résultat dépassant toutes les espérances : une consommation d'énergie primaire divisée par six, une facture de chauffage divisée par quatre, et un bilan d'émission de gaz à effet de serre passant de cinq tonnes de CO2 rejetées par an à deux tonnes. Les tests d'étanchéité à l'air ont confirmé l'efficacité de cette rénovation avec un résultat bien meilleur que la tolérance admise dans l'habitat neuf.
Au départ, le couple a essayé, en se plongeant dans les ressources fournies par Internet, de concevoir seul cette rénovation écolo. Pas simple de s'y retrouver : « On partait dans tous les sens. » Au final, la facture est nettement plus salée avec un surcoût de près de 20 000 €, mais le jeu en vaut la chandelle, dans le présent mais aussi dans l'avenir. « Si un jour, nous voulons revendre ou louer, ces travaux constitueront une plus-value non négligeable. »
 Thaïs et Arnaud sont ainsi devenus de véritables pionniers verts. Quand on mange bio, qu'on envisage d'acheter une voiture électrique et que l'on fait son compost en utilisant des asticots, ce n'est pas la moindre des satisfactions.
SOPHIE WEBER
Article des DNA du 07 septembre 2010

 

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